• Vanessa: celeste, bailar, cantar, estudiar.(16/05)

    Chili, Santiago

     Aux mines de Potosi. Vanessa vend des pierres aux touristes qui viennent visiter les mines. Vanessa est la petite soeur de deux garcons, protagonistes d'un documentaire tourne il y a quelques annees, El minero del diablo. Vanessa avait a l'epoque du documentaire trois ou quatre ans et ses freres une dizaine d'annees. Le realisateur du documentaire s'est interesse, pour temoigner sur l'univers eprouvant qu'est celui de la mine, au point de vue des deux garcons, contraints de travailler dans la mine, pour aider leur famille a survivre (le pere est absent). On decouvre les deux garcons responsables, solidaires, soucieux, poussiereux et fatigues dans les galeries de la mine, devots (a l'egard du Tio, une divinite inventee  par les colons, pour inciter les indigenes a travailler plus durement dans la mine: le Tio etait le Dieu de la mine censer punir les tire-au-flanc), lucides (paradoxalement, l'enfant connait l'histoire de la fabrication de ce dieu vengeur et la raconte), concentres (sur les bancs de l'ecole, ou ils sont scolarises quatre heures par jour), isoles ( parmi les autres enfants qui jouent a l'ecole), a de rares moments rieurs (lors d'une partie de foot ou lors du carnaval ou les mineurs executent une danse qui mime les gestes du travail dans la mine), et encore dotes d'espoir: l'aine aimerait devenir professeur. Grace au succes du documentaire, j'ai cru comprendre que les deux garcons avaient eu la possibilite de poursuivre des etudes, pendant que leur petite soeur, agee maintenant de douze ans, qui elle aussi aime "estudiar", est contrainte de gagner quelques sous en vendant des pierres. "Celeste" est la couleur bleue d'une des pierres.

    A l'epoque du documentaire, et cela n'a pas du vraiment changer depuis, environ 800 mineurs etaient mineurs a Potosi. On decouvre aussi dans les differentes villes boliviennes des enfants (parfois tres jeunes) travaillant a differents petits metiers: cireurs de chaussures, vendeurs de journaux, bonbons ou modestes babioles, laveurs de voitures etc... Ils vont a l'ecole pendant quatre heures par jour et travaillent le reste du temps, souvent pour aider leur mere isolee. Dans la ville de Sucre (etape suivante), j'ai contacte une association qui soutient ces enfants travailleurs des rues. Il y aurait la possibilite que j'y fasse des choses, mais cela impliquerait que je m'y consacre au moins deux mois, a savoir quasiment mon temps restant en Amerique latine. Cela pourrait me plaire, mais j'ai aussi l'envie de decouvrir encore d'autres endroits et d'avoir du temps pour moi. Des choix sont a faire et je crois que pour cette fois, je vais continuer a assumer mon doux statut de touriste.


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  • Commentaires

    1
    Van'
    Jeudi 2 Juin 2011 à 17:20

    l'histoire de cette jeune fille est vraiment poignante, de même que le choix de mots qu'elle a fait.

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